Paradigm Initiative publie son rapport 2017 sur l’état des droits numériques en Afrique

By December 25, 2017#PINternetFreedom, Advocacy

Lagos, December 25, 2017.

Paradigm Initiative a lancé ce 19 décembre 2017 son deuxième rapport annuel sur l’état les droits numériques en Afrique. Ce lancement s’est effectué lors du 12 ème Forum sur la Gouvernance de l’Internet (FGI) tenu à Genève, en Suisse du 18 au 21 décembre 2017.

Le FGI est un rassemblement annuel multipartite des parties prenantes internationales sur la gouvernance de l’Internet dans le monde organisé par les Nations Unies.  Cette plate-forme idéale a permis à Paradigm Initiative de faire le lancement son rapport bilingue sur les questions de droits numériques en Afrique en 2017.

Intitulé « Bon pour les affaires : pourquoi le secteur privé doit travailler avec les citoyens et la société civile pour les droits numériques ? », le rapport 2017 s’appuie sur celui de 2016 sur les droits numériques en Afrique intitulé « Étouffer le tuyau : Comment les gouvernements nuisent à la liberté d’Internet sur un continent qui a besoin d’un plus grand accès » présenté au cours du 11 ème Forum sur la Gouvernance de l’Internet au Mexique.

Le Directeur Exécutif de Paradigm Initiative, ‘Gbenga Sesan, a noté que “Paradigm Initiative continuera à utiliser notre rapport sur les droits numériques en Afrique pour enregistrer les incidents de violation des droits numériques, les politiques et les lois qui enfreignent les droits numériques, surveiller le marché des télécommunications à travers le continent et faire en sorte que les droits de l’homme en ligne pour les Africains soient respectés. “

Le rapport 2017 en français et en anglais fournit des commentaires sur les violations des droits numériques, les politiques et autres développements connexes sur les libertés numériques en Afrique au moment où “le taux de pénétration de l’Internet en Afrique est de 28,3 %, donc près de 9 sur 10 citoyens des pays africains tel que le Togo, la Tanzanie, la Somalie, la Sierra Leone, le Niger, la Mozambique, le Malawi, le Madagascar, le Liberia, la Guinée Bissau, la Guinée, le Tchad, l’Érythrée, le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo, les Îles Comores, la République Centrafricaine et le Burundi n’ont pas accès à Internet” précise le rapport.

Le rapport présente également une analyse approfondie de l’état des droits numériques dans ces 21 pays africains de l’espace francophone et anglophone. Il indique entre autres que “dans toute l’Afrique, on a également observé un changement dans la façon dont les citoyens réagissaient aux violations de leurs droits numériques. En plus des recours directs et des appels aux agences internationales, les citoyens africains explorent d’autres options à savoir les recours à des actions juridiques nationales ou régionales pour défendre leurs droits numériques.”  Le rapport présente aussi les pertes économiques énormes des différentes violations des droits numériques en 2017.

Le rapport complet est disponible ici en téléchargement gratuit

Le lancement du rapport en 2017 comprenait un panel composé de Tolu Ogunlesi, Chef du bureau présidentiel pour l’engagement numérique, The Presidency, Nigeria ; de Titi Akinsanmi, Responsable des relations gouvernementales et de la politique publique chez Google; de Juliet Maina, Associée en droit des télécommunications, des médias et de la technologie à TripleOKLaw Kenya; et de ‘Gbenga Sesan, Directeur exécutif de Paradigm Initiative.

“La liberté Internet et les droits numériques sont mieux réalisés dans le cadre d’un modèle multipartite, ce qui inclut le respect de la contribution et des idées du gouvernement. Les détenteurs d’une charge politique ne peuvent pas être ignorés.” a déclaré Tolu Ogunlesi.

Selon Titi Akinsanmi,  “la réglementation ne rattrapera jamais l’innovation : la cause du développement est mieux servie lorsque les politiques gouvernementales et la loi ne restreignent pas la liberté d’expression et d’innovation, mais sont habilement et pensivement conçues pour stimuler le développement.”

Julie Maina, Associée en droit des télécommunications, des médias et de la technologie, a ajouté qu’ “adopter une vision panafricaine de la liberté de l’Internet et des droits numériques nous aide à repérer les tendances et à travailler pour le meilleur résultat pour tous les Africains.”

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Si vous souhaitez avoir une copie du rapport en français ou en anglais, veuillez envoyer votre adresse postale à sodiq.alabi@pinigeria.org . Pour plus d’informations, contactez Sodiq Alabi (Chargé de communication)  à la même adresse.

 

 

DIGITAL RIGHTS IN AFRICA REPORT 2017-11

 

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