Le forum FIFAfrica 2020 sera co-organisé par CIPESA & Paradigm Initiative

La septième édition du Forum annuel sur la liberté d’Internet en Afrique (FIFAfrica) se tiendra du 28 au 30 septembre 2020. FIFAfrica20 est co-organisé par The Collaboration on International ICT Policy for East and Southern Africa (CIPESA) et Paradigm Initiative (PIN).

Cet événement historique réunit un éventail d’acteurs intervenant dans tous les domaines de la gouvernance de l’Internet et des droits numériques en Afrique et au-delà . Ils réflechiront sur les difficultés liées au développement du secteur, les préoccupations et les opportunités pour mieux protéger la vie privée, la liberté d’expression et garantir la diversité et la libre circulation de l’information en ligne.

Le partenariat CIPESA-Paradigm Initiative sur FIFAfrica20 s’appuie sur l’engagement de longue date des deux organisations à faire progresser les droits numériques en Afrique. Cette collaboration est l’expression de la vision commune d’un continent qui respecte, protège et promeut les droits numériques et s’efforce de garantir que personne ne soit laissée pour compte sur le plan numérique.

Face aux réalités qu’impose la pandémie de la Covid-19, FIFAfrica20 adoptera une approche hybride qui allie les interactions virtuelles et physiques. Au cours de trois jours, l’agenda FIFAfrica20 sera meublé de rencontres en présentielle et en ligne, y compris des événements parallèles dans certains pays avec la diffusion de contenus virtuels pré-enregistrés.

Toutes les interactions respecteront les procédures opérationnelles normalisées (SOP) nationales. Pendant ce temps, la diffusion en continu sur le Web et les réseaux sociaux seront utilisés pour atteindre le public diversifié désireux de participer au Forum.

Ces mesures aideront FIFAfrica à continuer d’être une plate-forme attentive aux défis croissants de la jouissance de la liberté d’Internet dans divers pays africains. Elle demeure attachée à lutter contre les arrestations et l’intimidation des internautes et condamnera toujours les perturbations d’Internet et la prolifération de lois et de réglementations qui sapent le potentiel numérique du continent.
Toutes ces problématiques seront évoquées et débattues par les participants au forum.

En effet, alors que le coronavirus continue de se propager dans le monde, divers gouvernements africains ont imposé des mesures radicales telles que des interdictions de voyager, des couvre-feux, l’interdiction des rassemblements de masse, des quarantaines obligatoires, la fermeture des établissements d’enseignement, des lieux de divertissement et des frontières pour enrayer la pandémie. Certaines de ces mesures ont stimulé l’utilisation des technologies numériques, y compris les services financiers numériques et l’accès à Internet subventionné.

Cependant, malgré le potentiel de la technologie pour aider à contenir la propagation du coronavirus, Internet constitue également une menace importante pour lutter contre la pandémie. Dans de nombreux pays africains, les réseaux sociaux ont été inondés de spéculations et de fausses informations sur la Covid-19. Cette situation a abouti à l’adoption de normes législatives criminalisant la diffusion de fausses informations liées à la Covid-19. Dans certains pays, les réponses technologiques à la pandémie sont entachées de mesures régressives préexistantes telles que la fiscalité numérique et les perturbations d’Internet, qui continuent de compromettre l’accès à des informations cruciales et la jouissance des droits numériques.

Dans le même temps, on craint de plus en plus que les communautés minoritaires et marginalisées telles que les réfugiés et les personnes handicapées soient laissées pour compte dans l’accès aux informations sur la Covid-19. En effet, malgré l’expansion récente de l’utilisation des TIC, l’exclusion numérique persiste en raison d’un accès limité, du prix onéreux des outils TIC requis, et du manque de contenus dans des formats adaptés.

Cette année, FIFAfrica mènera des réflexions sur la manière dont les solutions et les restrictions gouvernementales liées au coronavirus nuisent à la jouissance des droits numériques, y compris le droit à la vie privée et à la protection des données personnelles, le droit d’accès à l’information et la liberté d’expression et d’association.

Les organisateurs de FIFAfrica reconnaissent que la liberté sur Internet a de multiples facettes et, tout comme elle nécessite d’avoir une multiplicité de parties prenantes travaillant conjointement, elle nécessite également une diversité dans les voix, les expériences, les points de vue et les domaines de travail thématiques de ceux qui fréquentent FIFAfrica.

Des efforts sont concentis pour inclure les communautés marginalisées et les groupes à risque présents, dans les panels, les ateliers et les thèmes des sessions. FIFAfrica place également la liberté sur Internet dans l’agenda des principaux acteurs, notamment les décideurs politiques africains, les régulateurs, les défenseurs des droits humains, les universités, les forces de l’ordre, les développeurs d’outils de liberté sur Internet et les médias, ouvrant la voie à un travail plus large sur la promotion des droits numériques sur le continent et la promotion du modèle multipartite de gouvernance de l’Internet.

L’hébergement d’un FIFAfrica hybride dans le cadre d’un partenariat entre CIPESA et PIN permet de rester réactif au paysage technologique en Afrique et d’élargir la conversation sur les droits numériques. FIFAfrica était initialement hébergé à Kampala, en Ouganda en 2014-2016. Depuis lors, sa croissante l’a amené à être hébergé à Johannesburg, en Afrique du Sud, en partenariat avec l’Association for Progressive Communications (APC) en 2017, et à Accra, au Ghana, en partenariat avec la Media Foundation for West Africa (MFWA) en 2018. En 2019, FIFAfrica était hébergé à Addis-Abeba, en Éthiopie, aux côtés du ministère éthiopien de l’innovation et de la technologie (MINT).

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