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Juin 10

2026

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Communiqué de presse : Treize organisations de la société civile mettent en garde contre les coupures d’Internet à l’approche des élections de 2026 en Gambie

Banjul, Gambie – Alors que la Gambie se prépare pour les élections de 2026, Paradigm Initiative et 12 autres organisations de la société civile ont publié un communiqué conjoint appelant à une protection renforcée des droits numériques et mettant en garde contre les coupures d’Internet, la surveillance et toute autre mesure susceptible de nuire à la transparence et à la participation citoyenne.

Cet appel a été lancé lors de la rencontre « Digital Rights and Elections in Africa Monitor » (DREAM) à Banjul, en Gambie, organisée par Paradigm Initiative en collaboration avec Give1Project Gambia. Cette rencontre a permis de présenter la boîte à outils DREAM (DREAMT) aux acteurs de la société civile, aux journalistes et aux chercheurs, et d’examiner quatre domaines critiques de menaces numériques pendant une élection : coupes d’Internet, protection des données et biométrie, surveillance et saisies arbitraires, et intégrité de l’information et deepfakes.

Le communiqué appelle le gouvernement gambien, la commission électorale indépendante et les opérateurs de télécommunications à garantir un Internet ouvert, sécurisé et accessible tout au long du cycle électoral. Il exhorte également toutes les parties prenantes à s’engager à protéger les droits numériques et l’inclusion, en veillant à ce que les citoyens puissent accéder librement à l’information et participer au processus démocratique sans ingérence.

process without interference. 

« Une coupure d’Internet pendant une élection n’est pas seulement une perturbation technique ; c’est une atteinte directe au processus démocratique et à la transparence », a déclaré Muhammed Bello Buhari, chargé de programmes chez Paradigm Initiative. « À travers ce communiqué, la société civile gambienne adresse un message unanime à tous les responsables : nous surveillons activement l’espace numérique et nous n’accepterons aucune forme d’autoritarisme numérique en 2026. »

S’appuyant sur les protections inscrites au chapitre IV de la Constitution gambienne de 1997, sur la loi sur la protection des données personnelles et la vie privée (2025) et sur la résolution 580 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) relative aux coupures d’Internet et aux élections, PIN et ses organisations partenaires en Gambie ont publié ce communiqué conjoint à l’intention de tous les responsables publics et privés.

Les organisations se sont également engagées à surveiller activement le paysage numérique avec une impartialité rigoureuse, s’engageant à utiliser la méthodologie de la boîte à outils DREAM (DREAMT) de PIN et la plateforme Ripoti pour documenter, vérifier et dénoncer à l’échelle mondiale toute tentative de subvertir le processus démocratique par des moyens numériques.

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