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Liberté d'Internet

Le Bénin à l'épreuve de la démocratie, les leçons de la répression numérique  

Par | Politique de TIC, Liberté d'Internet

Auteur: Emmanuel Vitus

Dimanche 28 avril 2019, les Béninois étaient convoqués aux urnes pour désigner leurs parlementaires. Le scrutin s’est déroulé dans un climat de tension, car le 05 mars 2019, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) avait invalidé les dossiers de candidature de tous les partis politiques de l’opposition sauf le Bloc Républicain et le l’Union Progressiste, deux regroupements politiques proches du président Patrice Talon.

Pour la première fois depuis 1990, le Bénin a organisé une élection sans l’opposition. Et pourtant le pays est considéré comme le champion de l’alternance politique et de la démocratie en Afrique de l’Ouest. Les manifestations des partis politiques de l’opposition pour un report des législatives du 28 avril n’ont pas fait fléchir les autorités béninoises. Il est reproché aux partis politiques de l’opposition de n’avoir pas répondu aux exigences du nouveau code électoral.

À ce climat de tension, s’est ajouté dans la journée du 28 avril 2019, la coupure de l’Internet. En effet à partir de 1h du matin, les internautes avaient du mal à se connecter aux réseaux sociaux Facebook et Twitter notamment. L’internet mobile sera complètement coupé par la suite et ne sera rétabli que le lendemain.

Pour l’heure, les autorités béninoises n’ont donné aucune explication à cette situation, mais dans la presse locale béninoise, on évoque, des mesures préventives « pour éviter des appels à la violence le jour du scrutin législatif. »

L’opérateur de téléphonie mobile, MTN Bénin, reconnaît de son côté la coupure de l’Internet dans la journée du 28 avril tout en déclinant sa responsabilité.

« Effectivement, nous avons opt connu des soucis concernant la connexion Internet dans la journée d’hier. (…) Toutefois, le souci était indépendant de notre volonté », peut-on lire sur le compte Twitter du fournisseur d’accès Internet.

Un test pour la démocratie béninoise

Avec plus d’une dizaine de fournisseurs d’accès Internet, le Bénin fait partie des bons élèves en matière de démocratisation de l’internet. En 2017, l’Alliance pour l’Internet abordable (A4AI) a classé le Bénin parmi les 10 pays du continent africain à avoir un accès facile à l’Internet.

Selon A4AI, cette hausse est due non pas à la mise en place d’une réforme majeure unique, mais au simple fait, par exemple, que le régulateur donne plus d’informations sur les règlements et décisions, sur la transparence des tarifs.

Et pourtant depuis 2018, les autorités béninoises prennent des décisions qui restreignent la liberté d’expression sur Internet. Le 25 juillet 2018, le gouvernement a pris un décret portant introduction d’une contribution sur la consommation des services de communications électroniques fournis par les réseaux ouverts au public.

Concrètement, il s’agit d’une taxe de 5 FCFA par mégaoctet pour l’accès aux services over-the-top (OTT). Les services OTT (ou services de contournement en français), sont l’ensemble des services qui permettent de transporter des flux audio, vidéo ou des données Internet sur les réseaux Facebook, WhatsApp, Viber, Skype et autres, sans l’intervention d’un opérateur de téléphonie traditionnel.

« Le coût change pour les réseaux sociaux et pour des usages ludiques. Vous téléchargez de la musique, un film, vous faites des transferts d’images qui critiquent le gouvernement (…) vous payez le prix qui est légèrement plus fort », avait soutenu Romuald Wadagni, ministre de l’Économie, des Finances et des Programmes de dénationalisation du Bénin.

Face à la colère des internautes, le gouvernement est revenu sur sa décision le 22 septembre 2019. Il explique ce rétropédalage par plusieurs raisons notamment, « les perturbations techniques (…) la rupture de l’économie globale du secteur, au détriment des consommateurs, en particulier les plus modestes et l’entrave à “la démocratisation de l’Internet”.

Naissance du Web-activisme

La coupure d’internet le 28 avril 2019, a cristallisé la colère des internautes, des organisations de la société civile et de la communauté internationale.

Ramanou Biaou, le président du chapitre béninois de Internet Society (ISOC Bénin) dans un entretien accordé à la chaîne étatique allemande Deutsche Welle, déplore les effets néfastes de cette coupure d’internet sur les activités économiques au Bénin.

“À travers les réseaux sociaux, il y a des entreprises qui mettent sur le marché des services, des produits, des solutions. Commencer à restreindre ces réseaux sociaux, cela a forcément un impact qui va au-delà de l’aspect économique. C’est d’une façon ou d’une autre une restriction de la liberté d’expression qui a été prise contre les Béninois ce 28 avril », dénonce-t-il.

Même son de cloche chez Amnesty International. Pour l’organisation internationale de défense des droits de l’homme la décision de couper l’accès à Internet et aux réseaux sociaux le jour du scrutin est une violation directe du droit à la liberté d’expression.

‘Dans la pratique, cela réduit au silence les défenseurs des droits humains, les journalistes et les blogueurs qui observent ces élections parlementaires contestées, sans candidats de l’opposition’, déplore François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

En 2018, la tentative de taxation de la connection aux réseaux sociaux avait contribué à la naissance d’influents web activistes. Sur Twitter, l’hastag #TaxePasMesMO avait été repris dans des milliers de tweets contraignant les autorités béninoises à revoir leur copie. Depuis dimanche, les activistes se font entendre à nouveau, cette fois avec des hastags comme #BeninShutDown, #BeninBlackout et #KeepIton en référence à la coalition de de lutte contre les coupures d’Internet à travers le monde.

Quid d’une répression numérique en Afrique Francophone ?

Si au Bénin c’est la première fois que les internautes subissent la coupure d’Internet, en Afrique francophone, la pratique devient courante. Le Tchad fait partie des pays africains qui pratiquent une censure drastique de l’Internet. Depuis un an, les Tchadiens n’ont plus normalement accès aux réseaux sociaux Facebook, Twitter et aux messageries WhatsApp et Viber.

« Cette censure est d’autant plus insupportable que les gens ne savent pas pourquoi ils n’ont plus la possibilité d’utiliser normalement les réseaux sociaux », s’indigne Julie Owono, directrice exécutive d’Internet sans frontières.

Au Cameroun, les autorités ont coupé Internet au Nord-ouest et au sud-ouest du pays en avril et octobre 2017. Ces deux régions qui réclament leur autonomie sont le théâtre de violents combats  entre les séparatistes et l’armée régulière camerounaise. Le 15 janvier, une ONG camerounaise Réseau de Défenseurs des Droits Humains de l’Afrique Centrale (Redhac) avait porté plainte contre l’État camerounais devant le Conseil constitutionnel pour le rétablissement d’Internet dans les deux régions précitées. Une plainte similaire a été portée contre les opérateurs de téléphonie mobile en RD Congo.

Début septembre, l’internet a été intentionnellement perturbé par les autorités togolaises à chaque manifestation de l’opposition politique. Les experts de Netblocks, une ONG basée à Londres estime que chaque journée sans Internet au Togo fait perdre 243 507 dollars au pays.

Parmi les mauvais élèves de la classe, figure également l’Algérie. Plusieurs cas de coupure d’internet ont été enregistrés dans le pays, mais à chaque fois, l’opérateur proche du gouvernement, Algérie Telecom, dément une coupure volontaire.

Sur le continent, d’autres pays comme le Sénégal et le Burkina Faso sont à féliciter en matière de démocratisation de l’Internet. En 2014 lors du soulèvement des Burkinabés pour exiger et obtenir le départ de l’ancien président Blaise Compaoré, aucune coupure d’Internet n’a été signalée malgré la situation politique tendue. Même tendance au Sénégal où lors de la dernière élection présidentielle tous les signaux laissaient prétendre une probable coupure.

L’espoir est permis

Les coupures sont désormais utilisées par les gouvernements comme des moyens de musellement des peuples souvent au prétexte de protéger l’ordre public et de contrôler les excès  sur les réseaux sociaux.

Au vu des tendances actuelles en Afrique Francophone, l’avenir du réseau internet reste incertain.

La situation au Cameroun, en Algérie, au Togo, en RDC et au Tchad permet d’établir un lien étroit entre les soulèvements populaires et le taux de connexion de ces pays. Ainsi, depuis le Printemps arabe, il est tentant de faire un lien direct entre la capacité d’un peuple à renverser un dictateur et le nombre de personnes connectées à Internet.

Photo Credit: RFI

Tous les régimes totalitaires ont compris donc l’importance de maîtriser le web. Bâillonner le web devient ainsi le rêve de toute dictature. Mais un rêve impossible.  Au Togo, au Benin comme partout ailleurs, les internautes déjouent la censure en passant par des proxys ou en utilisant des connexions bas débit. Des activistes proposent, eux, des passerelles fax et VPN. Des blogs expliquent également comment contourner le blocage.

Avec les élections locales, législatives et présidentielles à venir dans plusieurs pays en Afrique francophone, il est important pour les gouvernements d’ouvrir des débats multipartites sur la gestion et la gouvernance de l’Internet, car ces perturbations volontaires violent explicitement les droits humains protégés notamment par une résolution adoptée à l’unanimité le 1ᵉʳ juillet 2016 par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Emmanuel Vitus est Chercheur et Google Policy Fellow chez Paradigm Initiative.

Paradigm Initiative Praises the Media for Improved Digital Rights Coverage

Par | Liberté d'Internet, Communiqué de presse

Media coverage of issues confronting digital rights and online freedom has significantly improved over the last year as more media platforms and practitioners dedicate more attention to developments in the digital space. This is according to Paradigm Initiative, the pan-African digital rights and inclusion social enterprise.

Paradigm Initiative made this known in a press statement announcing the commencement of application for the second edition of its Digital Rights and Inclusion Media Fellowship.

Paradigm Initiative’s Communications Officer Sodiq Alabi said, “The media has become a major partner in the efforts to ensure that human rights online are protected in Africa. As media practitioners are usually victims of digital rights violations including censorship, harassment and illegal surveillance, it makes perfect sense that they are now focusing their attention on increasing awareness around digital rights and holding governments and businesses accountable. ”

Paradigm Initiative further emphasised the need for improved synergy between digital rights advocates and the media to ensure human rights online are well protected by the law, and violations do not go unreported.

“The Media Fellowship is part of our effort to ensure this synergy is groomed and nurtured. The Fellowship is, therefore, a 4-month program designed to immerse outstanding, early career, journalists in digital rights and digital inclusion advocacy – and intervention efforts – in Africa. This way, we help improve the quality of reporting on digital rights and inclusion by improving the expertise of reporters who cover the beat,” Alabi said.

Meanwhile, the 7th Digital Rights and Inclusion Forum is scheduled to hold in Lagos. Convened by Paradigm Initiative, the Forum will host some 300 delegates from across Africa and the world. The delegates will, between April 23 and 25, assess the state of digital rights and inclusion in Africa with the aim of finding solutions to identified challenges.

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Pour plus d'informations sur cette déclaration, veuillez envoyer un courrier à media@paradigmhq.org

Approbation par le Zimbabwe d'un projet de loi sur la cybercriminalité et la cybersécurité

Par | Droits numériques, Liberté d'Internet

Le gouvernement du Zimbabwe a approuvé le projet de loi sur la cybercriminalité et la cybersécurité de 2017, conformément à IT Web Africa . Le projet de loi, en cours d'examen depuis plus de deux ans, est une fusion de trois projets de loi, à savoir le projet de loi sur la protection des données, le projet de loi sur les transactions électroniques et le commerce électronique et le projet de loi sur la criminalité informatique et la cybercriminalité.

Par coïncidence, l'approbation de la législation intervient quelques semaines après la fermeture de l'internet qui a eu lieu lors des manifestations publiques de janvier 2019 contre la hausse des prix du carburant et des produits de base. Alors que de nombreuses factions ont contesté la légalité de l'utilisation de la loi de 2017 sur l'interception des communications pour supprimer le blocage d'Internet, le projet de loi sur la cybercriminalité et la cybersécurité a suscité des critiques similaires. Les critiques ont souligné son incapacité à faire appel à un objectif plus large que la criminalisation de la cybercriminalité et des crimes informatiques, sans prévoir la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La décision d'approuver le projet de loi est largement considérée par le gouvernement du Zimbabwe comme un moyen d'accélérer l'adoption de lois qui entraveront la liberté d'expression, l'accès à l'information, la promotion de l'ingérence dans les communications et les données privées et, dans les cas graves, la perquisition et la saisie. des appareils privés.

Initiative Paradigm approuve la position de l'Institut démocratique du Zimbabwe selon laquelle le projet de loi a été élaboré en raison de la crainte du pouvoir citoyen du gouvernement et de sa volonté de se protéger de la pression citoyenne révélée par les libertés illimitées d'Internet plutôt que par la nécessité d'améliorer la sécurité des citoyens en ligne.

Internet au Zimbabwe a joué un rôle crucial dans la mobilisation de la population pour des manifestations appelant à la démocratie, à la justice et à la responsabilité. Si la loi entre en vigueur, les personnes passibles d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 5 ans, d'une amende ou des deux à la fois pour incitation à la violence en utilisant des pages de médias sociaux. En janvier 2019, le militant et pasteur Evan Mawarire a été détenu pendant deux semaines pour avoir incité les citoyens à venir en nombre pour participer à une manifestation pacifique planifiée au moyen d'une vidéo YouTube.

Le projet de loi sur la cybercriminalité et la cybersécurité, qui vise à lutter contre la "cybercriminalité et à renforcer la cybersécurité afin de renforcer la confiance dans l'utilisation sécurisée des TIC", facilitera également la création d'un comité de cybersécurité. Le comité multipartite agira en tant qu'organe consultatif sur les politiques et en tant que contact national sur les questions de cybersécurité.

Le Zimbabwe a été un foyer de perturbations et d'arrestations liées à Internet en Afrique australe, avec un record de plusieurs blocages de médias sociaux et une fermeture totale d'Internet en 2016 et 2019 respectivement. Le sous-ministre des Services d'information, de publicité et de radiodiffusion a défendu le récent blocage d'Internet dans le pays, affirmant qu'il n'hésiterait pas à fermer à nouveau Internet.

Le ministère de la Technologie de l'information, des services postaux et des services de messagerie n'a communiqué aucune communication officielle concernant l'approbation des projets de loi et le document officiel n'a pas été mis à la disposition du public à la date de publication du présent article. Paradigm Initiative appelle le gouvernement à cesser toute attaque contre les droits numériques.

La société civile s'inquiète des perturbations persistantes de l'Internet au Tchad

Par | Politique de TIC, Liberté d'Internet

La société civile s'inquiète des perturbations persistantes de l'Internet au Tchad

République du Tchad,
Gouvernement de la République du Tchad,

Nous, Organisations signataires, sommes profondément préoccupés par les multiples perturbations des services Internet au Tchad.

En effet, le 25 janvier 2018, les autorités américaines ont arrêté Internet avant les manifestations prévues par les groupes de la société civile et des syndicats du pays. Depuis mars 2018, les communications électroniques ont été fortement perturbées, ce qui a eu des conséquences sur la vie sociale des Tchadiens. Les interruptions des médias sociaux tels que WhatsApp, Facebook, YouTube et Skype ont été régulièrement entendues et visionnées par les communications entre les personnes et la liberté d'expression. En outre, Internet, les journalistes et les utilisateurs de médias ne peuvent pas communiquer avec les sources et les informations sans les outils de communication numérique.

Les signataires de cette déclaration condamnent fermement le blocage continu, volontaire ou involontaire d'Internet au Tchad; DUDH, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels Charte africaine des droits de l'homme et des personnes (PIDESC), Déclaration des principes sur la liberté d'expression en Afrique et autres lois dont le gouvernement tchadien est signataire et partie. Les fermetures d'Internet entraînent également des pertes économiques pour l'économie locale, des perturbations des entreprises et d'autres activités commerciales. Selon NetBlocksUne impression de forme qui a eu un impact économique sur les fermetures d’Internet, le coût d’une journée de fermeture d’Internet au Tchad est estimé à 694 589 dollars US. C'est donc un meilleur intérêt pour les Tchadiens et le gouvernement Les Tchadiens de garder Internet Internet, afin d'éviter une hémorragie de sa propre économie et de protéger les libertés civiles.

Les signataires de cette déclaration au gouvernement tchadien de:

i) the digital network over the national network is the global network is a digital network is to a low cost cost;

(ii) respecter les droits des utilisateurs sur Internet dans le pays;

iii) Reconnaître la résolution des Nations Unies sur la promotion, la protection et la jouissance des droits de l'homme sur Internet A / HRC / 32 / L.20;

(iv) respecter la résolution 362 (LIX) 2016 de la Commission africaine sur le «droit à la liberté d'expression et d'information sur Internet en Afrique»;

(v) respecter le contenu et l'esprit de la Déclaration africaine des droits de l'Internet et des libertés;

(vi) respecter les principes de la gouvernance de l'Internet et du contrat pour le Web;

(vii) renforcer la promotion et faciliter l'accès illimité à Internet pour assurer le développement économique du pays;

(viii) réduire les prix exorbitants des communications électroniques;

(ix) respecter les normes internationales sur les droits humains en ligne et hors ligne.

Les signataires sont en train de mettre fin à toutes les violations des droits dans les pays concernés. Internet accessible de manière continue aux droits des citoyens. L'Internet.

 

Les signataires

Initiative Paradigm

Le groupe NetBlocks

AccessNow

Internet Sans Frontières

CIPESA

OpenNetAfrica

Rudi International (RDC)

PEN America

Electronic Frontier Foundation

Sassoufit Collective

PACT (Projet pour une alternance crédible au Tchad)

Ligue des blogueurs et cyber-activistes africains pour la démocratie - AFRICTIVISTES

Open Net Korea

INTIC4DEV

La fondation du World Wide Web

L'Alliance pour un Internet Abordable (A4AI)  

AfroLeadership

Organisation des clubs de jeunes pour la paix au Rwanda

Association sénégalaise des utilisateurs de TIC (ASUTIC)

AFROTRIBUNE (Aller)

 

 

Lagos, le 18 janvier 2019

Le Collectif tous pour tous pour les droits numériques Cameroun

Par | Plaidoyer, Politique de TIC, Liberté d'Internet

Le Collectif tous pour tous pour les droits numériques Cameroun organisé à Yaoundé au Cameroun le 20 octobre 2018, une session d'information sur les droits numériques. This session d'information of the president of the president of October 7, 2018.

La session de formation a été principalement animée par Rigobert Kenmogne, boursier Google, par ailleurs point focal de Paradigm Initiative au Cameroun et Afrique francophone. Il a d'abord présenté les activités de Paradigm Initiative au Cameroun ces derniers mois avec les participants sur les «instruments et les acteurs des droits numériques du pays». À propos de sa communication avec le Cameroun et son connu, son principal développement, ses instruments politiques juridiques et interagissements entre ses parties. A ces parties participantes s'ajoutent des acteurs multiformes.

Cameroon's game in the Internet session. Une action s'inscrit dans la dynamique d'un plaidoyer devant un texte de loi spécifique sur les droits numériques.

Ce projet fait partie des activités financées par Internews au Cameroun avec le soutien technique de Afroleadership. capable de répondre aux préoccupations liées aux droits numériques.

Le chef de projet, Ernest Yene, a salué la participation des journalistes, des webactivistes et des autres utilisateurs des TIC. Une reconnaissance aussi à l'endroit de l'ONG qui s'est engagée pour la promotion des droits numériques au Cameroun

Façonner l'avenir numérique du Nigeria grâce à une législation positive

Par | Liberté d'Internet, Communiqué de presse

By 'Gbenga Sesan et Mark Stephens

Le Nigéria est sur le point de réaliser de grands progrès dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), grâce aux efforts divers de la plupart des entrepreneurs et des collaborations dirigés par des jeunes. Ces dernières années, les décideurs politiques et les experts économiques ont compris cette réalité au-delà d’un budget annuel construit autour des barils de pétrole pour mieux mesurere le potentiel économique diversifié du pays. Les plates-formes de démarrage se multiplient à travers le pays; d'énormes investissements sont réalisés dans le renforcement des capacités; une masse critique de Nigérians a désormais accès aux services de télécommunication et le gouvernement explore enfin le potentiel économique du secteur des TIC. Ces indicateurs positionnent le Nigeria comme un des leaders potentiels de l'économie numérique émergente en Afrique.

Néanmoins, un obstacle majeur demeure. Dans le monde entier, l'économie numérique mondiale repose sur des cadres juridiques et politiques solides, souvent fondés sur le droit international des droits de l'homme, qui protège ses acteurs. Les individus et les organisations ne prospèrent et n'investissent que dans le secteur numérique lorsqu'il existe une sécurité juridique, une confiance réglementaire et un état de droit garantissant le respect des droits des utilisateurs et que les intérêts des citoyens, des entreprises et du gouvernement à l'ère numérique sont protégés.

Ce n'est pas encore le cas au Nigeria. Bien que la constitution du pays mentionne certains droits, il existe de nombreuses lois - théoriquement en place pour se protéger contre les préoccupations légitimes liées à la cybercriminalité et au terrorisme - qui sont prêtes à être manipulées, entraînant des mesures de répression et des violations des droits numériques. L'expérience montre que l'incertitude, les abus et le manque de confiance qui en résultent entraveront l'innovation et l'expérimentation par les entrepreneurs, refroidiront le travail critique des journalistes et des défenseurs qui utilisent Internet pour améliorer les services gouvernementaux et encourager la responsabilisation et limiter les investissements des plateformes technologiques. Le recul collectif contre le projet "Projet de loi sur les pétitions frivoles”Démontre la reconnaissance des citoyens nigérians de tels risques

Mais cela pourrait changer avec le coup de crayon. Le projet de loi sur les droits et libertés numériques, élaboré lors de consultations multipartites délibérées et adopté par les deux chambres du Congrès nigérian, fournit un cadre législatif complet décrivant et clarifiant les obligations et responsabilités relatives aux droits humains en ligne. Faire en sorte que la loi renforce l'économie émergente d'Internet au Nigeria, améliore la gouvernance et renforce la position du Nigeria en tant que leader régional et mondial dans les domaines de l'information, des communications et de la technologie.

le Projet de loi sur les droits numériques et la liberté répond à une série de problèmes de politique numérique critiques, tels que les données dans le cloud; surveillance et interception légale; confidentialité des données; et liberté d'expression en ligne. Le projet de loi prévoit également la protection des citoyens contre les comportements erratiques tels que les discours de haine et la désinformation, tels que définis par un tribunal compétent. Dans l'ensemble, le projet de loi s'attaque aux principaux défis, apporte une clarté réglementaire et protège les droits des utilisateurs, tout en maintenant une préférence pour la «transparence» OCDE et beaucoup d’autres ont noté qu’il est essentiel pour stimuler le commerce, favoriser l’innovation et l’esprit d’entreprise, favoriser de nouveaux modèles d’entreprise, créatifs et économiques, et enrichir le bien-être social.

Le projet de loi offre au Nigéria la possibilité de construire une économie numérique efficace avec un cadre politique solide qui protège les entreprises et sécurise les droits humains, en complément des efforts déployés par les citoyens, la société civile, le secteur privé, le gouvernement et les autres acteurs. Le projet de loi sur les droits numériques et la liberté renforcera la réputation du Nigéria en tant que pionnier de la législation progressive et positive dans un monde où la répression, les mesures de répression, les violations et les lois dangereuses sont en hausse. Nous exhortons l’Assemblée nationale à transmettre le projet de loi au Président Muhammadu Buhari pour son approbation présidentielle. Nous exhortons également le président à donner son assentiment au projet de loi dès qu’il parviendra à son bureau.

«Gbenga Sesan est le directeur exécutif de Paradigm Initiative, une entreprise sociale qu'il a fondée en 2007 pour améliorer les moyens de subsistance des jeunes défavorisés en fournissant un système de support basé sur les TIC et en intégrant les droits numériques. 

Mark Stephens, CBE, est président indépendant du Global Network Initiative depuis 2014. Partenaire de la société britannique Howard Kennedy, Stephens a entrepris certaines des plus importantes affaires de liberté d'expression et de confidentialité au Royaume-Uni et dans le monde. 

Déclaration de paradigme Initiative sur les perturbations d'Internet au Mali

Par | TIC, Liberté d'Internet, Communiqué de presse

 

Les Organisations de la Société Civile au Mali sont encore préoccupées par les multiples coupures d'Internet réalisées avant et pendant les deux tours de l'élection présidentielle de 2018.

En effet le 29 Juillet 2018, jour du premier tour de l'élection présidentielle au Mali, le pays a enregistré plusieurs reprises des coupures d'internet. Selon certains utilisateurs des TIC, l'ensemble des communications électroniques ont perturbé la période électorale.

Ces perturbations des réseaux Internet sur les derniers mois dans le pays. La perturbation des médias sociaux tels que WhatsApp, Facebook, YouTube et Skype est également une pratique courante pour une utilisation facilitée de la communication entre les populations en période électorale et en limitation de l'action des opposants.

Au sujet de la situation, Paradigm Initiative ainsi que l'ensemble des organisations de la société civile rappellent au gouvernement malien de tels actes violents la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH), les déclarations sur les libertés de l'Internet et de la Gouvernance de l'Internet de l'Union Africaine (UA).

Initiative de paradigme appelle par ailleurs le gouvernement malien pour la réalisation sans délai de l'ensemble des réseaux Internet de communication sur l'ensemble du territoire national, tout en prenant en charge les nouvelles perturbations dans la période postélectorale.

Paradigme Initiative demande enfin que les réclamations concernant les différentes violations des droits numériques soient répercutées sur tout le territoire national.

'Gbenga Sesan appelle à la fin des taxes sur les médias sociaux, Blogging

Par | Liberté d'Internet, Communiqué de presse

Gbenga Sesan, expert en droits numériques et directeur exécutif de Paradigm Initiative, a appelé à mettre fin aux tentatives des gouvernements africains d'imposer des taxes sur les plateformes numériques, estimant que de telles tentatives sont dangereuses pour le développement économique et démocratique du continent.

Sesan a fait cet appel jeudi à la 2018 Tanzanie School of Internet Governance où il était membre du corps professoral. Il convient de rappeler que le gouvernement tanzanien a récemment imposé des frais de licence de 900 dollars aux blogueurs dans le pays, tandis que l'Ouganda a également imposé une taxe journalière sur l'utilisation des médias sociaux et de l'argent mobile.

"La taxe imposée aux créateurs de contenu numérique en Tanzanie n'est pas une violation isolée des droits numériques mais la manifestation d'une tendance à travers le continent. La liberté d'expression en ligne est menacée pour de nombreuses raisons, notamment le fait que les plateformes numériques sont devenues un canal majeur pour l'expression des citoyens autour de la mauvaise prestation de services aux citoyens par les gouvernements. . Il est important de voir ces problèmes de la perspective panafricaine, car nous nous engageons dans le contexte de nos expériences variées ", a déclaré M. Sesan.  

Sesan a été membre des Comités présidentiels sur l'harmonisation des technologies de l'information, des télécommunications et de la radiodiffusion (2006) et de la Feuille de route pour la réalisation de l'infrastructure mondiale à haut débit accélérée (2013) et est un ardent défenseur des droits numériques et de l'inclusion en Afrique. Il a pris des participants sur les «communications de plaidoyer», en guidant les participants à travers le processus de plaidoyer efficace.  

Pour plus d'informations sur cette version, s'il vous plaît envoyez un mail à Sodiq Alabi via media@paradigmhq.org.

Atelier sur les droits numériques: autonomiser les défenseurs au Cameroun

Par | Politique de TIC, TIC, Liberté d'Internet

L'initiative Paradigm en partenariat avec Internews, AfroLeadership et CYEED ont organisé un atelier de quatre jours sur les droitsth jour de Juin 2018 au 21st Juin 2018 à Douala, Cameroun.

L'objectif de l'atelier était de discuter avec les sociétés civiles, le gouvernement, les particuliers et d'autres parties prenantes dans le paysage des droits numériques du Cameroun et de former les participants à leurs droits numériques et au plaidoyer. Cette formation en juin a été la troisième à se dérouler au Cameroun alors que la formation précédente avait eu lieu à Barmenda et à Yaoundé.

                                      

Les participants à cet atelier ont été exposés à une variété de formations et de ressources. Alors que les deux premiers jours ont vu de nouveaux participants, les deux derniers jours ont été consacrés à des personnes sélectionnées parmi des groupes qui avaient déjà travaillé sur des projets autour des droits numériques des deux dernières sessions.

L'un des premiers sujets de base sur lesquels les participants ont été formés portait sur les droits numériques, dans une session intitulée «Digital Rights 101» dirigée par Gbenga Sesan, directeur exécutif de Paradigm Initiative. Les participants ont été formés sur les droits numériques et Internet, sur le pouvoir d'Internet, la surveillance de la vie privée, la liberté d'expression, l'opinion, l'association, etc.

Dans une autre session sur la politique des TIC au Cameroun, Rigobert Kenmogne, spécialiste des politiques de Google, a traité de questions telles que les lois et l'évolution des politiques TIC au Cameroun, les acteurs des TIC et d'autres facteurs contribuant au paysage des TIC au Cameroun.

La session sur le plaidoyer et la communication a eu un impact considérable car les participants ont non seulement appris des stratégies de plaidoyer, mais aussi comment communiquer un message. Les participants ont été formés à l'évaluation et au suivi de projets, au développement des connaissances, à la prise de parole en public, à la création de coalitions, etc.

Au cours de la même formation, un rapport a également été présenté par Adeboro Odunlami, assistant de programme (droits numériques), Initiative Paradigm. Le rapport contient une étude de cas sur la situation des droits numériques dans les pays africains francophones. Lors de cette session, presque tous les participants ont partagé leurs expériences sur les effets négatifs de la violation des droits numériques dans leur pays. Paradigm Initiative a également partagé quelques leçons apprises de la Coalition Africa NetRights et du Digital Rights and Freedom Bill.

Au fur et à mesure que l'atelier progressait, les participants ont été amenés à effectuer des tâches pratiques et des discussions.

Une séance sur le thème «Construire la confiance et les relations» a permis aux participants de répondre à des questions telles que «quel est le paysage actuel des droits numériques au Cameroun?», «Où mon organisation / travail s'inscrit-il?», «Comment pouvons-nous tous travailler ensemble? l'un l'autre plus fort? et d'autres questions pertinentes

À la fin de cette session, de nombreux participants ont révélé des compétences et des ressources personnelles et organisationnelles qu'ils seraient disposés à partager avec d'autres sociétés civiles dans le but de résoudre les problèmes que nous avions précédemment identifiés.

Par exemple, un participant a offert un espace de travail gratuit et un soutien technologique à un autre participant qui a indiqué que son organisation travaillait sur un recueil de lois et décrets du Cameroun en anglais et en français. Un autre participant a offert une formation gratuite aux stagiaires des organisations participantes sur les médias numériques et les droits numériques. Un autre a offert gratuitement des services de visibilité sur les médias sociaux et des services de conception graphique. Une autre a offert ses compétences pour susciter des projets et rendre les projets d'autres organisations plus inclusifs. De plus, un autre participant a offert gratuitement une formation sur la sécurité numérique. Il y avait aussi des offres de pages de journaux gratuits pour le matériel de plaidoyer et une formation subventionnée sur la communication, la rédaction de rapports et les communiqués de presse

Les participants ont également participé à d'autres séances pratiques où ils ont préparé des solutions aux problèmes qui devraient survenir lors des prochaines élections. Les idées / solutions présentées impliquaient la création d'une coalition pour faciliter l'accès à Internet, la rédaction de lettres ouvertes au gouvernement, la sensibilisation et l'éducation de l'électorat, la gestion de la violence post-électorale, etc.

                                                          

Lors de l'atelier, Internews a également partagé une ligne directrice avec les participants afin de faciliter une meilleure compréhension de son processus de demande de sous-subvention.

Les emplacements des ascenseurs ont également été facilités par tous les partenaires de l'atelier pour former les participants à la communication appropriée et précise des idées; une compétence indispensable pour le plaidoyer

Parmi les autres sujets abordés lors de l'atelier, citons le développement du budget et la gestion de projets pour leurs projets de droits numériques.

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